Pour réfléchir…
« Un dernier élément à prendre en compte dans le devenir des pratiques psychanalytiques est le développement de l’évaluation des psychothérapies psychanalytiques (Fonagy, 2015 ; Rabeyron,2020) et de la neuropsychanalyse (Ouss & Golse, 2009). Afin de répondre aux critiques qui étaient faites à la psychanalyse concernant son manque supposé d’efficacité, des équipes de recherche, en particulier dans le monde anglo-saxon, ont lancé dès la fin des années 90 de larges programmes d’évaluation des effets des pratiques psychanalytiques (Shedler, 2010). Plusieurs milliers d’études ont ainsi été menées, dont plus de 300 Essais Randomisés Contrôlés (Fonagy, 2015). Ces recherches ont démontré l’efficacité des pratiques psychanalytiques sur le plan psychothérapeutique et, au minimum, leur équivalence sur le plan symptomatique avec les autres formes de psychothérapies et en particulier les thérapies cognitivo-comportementales (Steinert, Munder, Rabung, Hoyer, & Leichsenring, 2017). Certaines de ces études tendent également à montrer que les principes actifs des psychothérapies relèveraient essentiellement des aspects relationnels soutenus par la psychanalyse (Ablon & Jones, 1998), cette dernière menant à des résultats spécifiques sur le long terme sur le plan de la structure de personnalité des patients (Leuzinger-Bohleber et al., 2019). Ainsi, dès lors que la psychanalyse a commencé à jouer le jeu de l’évaluation de ses effets, il est apparu qu’elle pouvait prétendre à la même « efficacité » que les autres psychothérapies. » in
Quel avenir pour les pratiques psychanalytiques dans le contexte actuel et futur de la santé mentale ? »
Thomas Rabeyron
Dans Nouvelle Revue de l’Enfance et de l’Adolescence Nouvelle Revue de l’Enfance et de l’Adolescence 2023/1 (N° 8)2023/1 (N° 8), pages 47 à 66
Éditions L’Harmattan
















